Victor Segalen semble avoir vécu plusieurs vies en une seule, pourtant restreinte à quelques décennies. Médecin de marine prêt à quitter pour de longues périodes sa Bretagne natale, écrivain puisant dans les pays lointains et les temps anciens l’inspiration d’œuvres novatrices, archéologue estimé de ses maîtres en sinologie, Victor Segalen a laissé une œuvre abondante dont la richesse a franchi le siècle passé pour rejoindre les lecteurs d’aujourd’hui… voir plus
L’artiste Dominique Fajnzang a présenté une vidéo intitulée Voyage au pays du visage, consacrée à Victor Segalen, dans le cadre de la Nuit Blanche de la poésie (4 édition) le 6 juin 2026.
Je vous invite à rêver sur ces belles images, accompagnées d’un texte que vous pouvez lire ici.
Éric Richard Gaillet vient de publier un article sur le compagnon de route et ami de Victor Segalen. L’article s’intitule : « Auguste Gilbert de Voisins en Chine (1909-1914) : ce que la mémoire savante retient, et ce qu’elle laisse de côté », et publié sur la plate-forme Zenodo.
Il reconstitue le rôle effectif d’Auguste Gilbert de Voisins dans les deux expéditions françaises en Chine de 1909-1910 et de 1914, à partir de sources de première main : textes publiés, rapports à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, registre matricule, acte de décès. Il compare satrajectoire à celles d’Édouard Chavannes, Jacques Bacot et Victor Segalen, et propose trois hypothèses concurrentes pour expliquer samarginalisation dans les synthèses savantes ultérieures.
L’article s’inscrit dans la Série « Voisins », rattachée au mémoire de recherche Sociologie d’une disparition canonique, et constitue la première étude documentée consacrée spécifiquement à la place de Voisins dans la mission de 1914.
Vous pouvez lire l’article en cliquant sur ce lien.
Il est également disponible dans la « Bibliothèque » du site.
Catherine Denis expose quelques calligraphies parmi les dix-huit qu’elle a réalisées en 2012 pour le poème « Cité Violette Interdite » de Victor Segalen
(Stèles du Milieu) à la Galerie My Wei, 47 rue Quincampoix à Paris, du 17 au 28 février 2026.
Colette Camelin a publié un article intitulé « La fin du paganisme, figure de la catastrophe moderne (Segalen et D. H. Lawrence) » dans l’ouvrage « Et ce fut tout » . La fin, formes et sens, dirigé par Marie Blaise et Sylvie Triaire, Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2025, p. 135-153.
Andrea Schellino a publié aux éditions Au Bord de l’eau un commentaire de « Stèle provisoire » de Victor Segalen, avec comme sous-titre : « l’écriture du « désir-imaginant » ».
Voici la présentation qu’il fait de son travail :
Parmi les « Stèles orientées » – ce pan du recueil de Segalen destiné à situer les « Éloges amoureux » – aucun poème ne dit plus clairement que « Stèle provisoire » le lien érotique entre écriture et lecture de la poésie. En s’inscrivant sur une double surface, pierre et corps, le texte révèle l’essence fragile et éphémère du geste d’écriture. L’impossibilité d’accéder pleinement au poème devient la condition même de sa compréhension : le lecteur est conduit à chercher son désir dans une privation imposée.
En articulant critique génétique et stylistique, cette étude esquisse, dans le corps-à-corps du texte, une théorie sensuelle du poème segalenien.
Andrea Schellino enseigne la littérature française à l’université Roma Tre. Il a dirigé la nouvelle édition des Euvres complètes de Baudelaire dans la Bibliothèque de la Pléiade.